L’Union des producteurs agricoles et la Fédération des producteurs forestiers du Québec interpellent les partis politiques sur un enjeu qui, selon ces organisations, mine l’environnement d’affaires des producteurs forestiers depuis trop longtemps, soit la mise en marché du bois des forêts publiques au détriment de celui des forêts privées.
Pour les producteurs forestiers, le projet de loi n° 11 est la goutte qui fait déborder le vase. Déposé sans consultation préalable ni véritable discussion avec eux, cette pièce législative vient accentuer un déséquilibre déjà dénoncé par le milieu, et pénalise directement les producteurs en forêt privée, déplore la Fédération.
Au Québec, les lots boisés de 162 900 propriétaires forestiers représentent 36 % de la possibilité forestière, mais à peine 23 % des approvisionnements de l’industrie forestière. Leurs activités de récolte et de transformation des bois génèrent des revenus de 4,7 G$ dans la filière et soutiennent 24 300 emplois, mais ce pourrait être bien plus.
Ce projet de loi qu’entend adopter le gouvernement changera les règles d’attribution et de fixation du prix du bois de la forêt publique, rendant cette fibre artificiellement moins chère et tirant vers le bas les conditions de mise en marché du bois des forêts privées, font aussi valoir ces organisations.
L’UPA et la FPFQ adresseront donc un questionnaire commun à toutes les formations politiques. Et entendent en faire un enjeu incontournable de la prochaine campagne électorale.







