La Fédération des producteurs forestiers du Québec réagit avec consternation aux amendements déposés par le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard, dans le cadre de l’étude du projet de loi n° 11.
Sous couvert de réforme, ces amendements modifient en profondeur les règles du marché du bois au seul bénéfice des industriels s’approvisionnant en forêt publique, et font abstraction des conséquences néfastes, directes et prévisibles pour les producteurs forestiers de la forêt privée, déplore la Fédération.
Par ces amendements, le ministre consent à d’importantes concessions aux industriels. Il propose d’abolir la redevance annuelle exigée pour sécuriser leur approvisionnement en bois des forêts publiques, envisage de revoir la tarification du bois public en fonction de la rentabilité des entreprises et de leurs conditions de marché, et met fin au système d’enchères qui constituait la seule référence indépendante pour établir la valeur marchande du bois public.
Toujours selon l’organisme, une fois réunis, ces changements modifient l’ensemble des mécanismes de formation du prix du bois au Québec et causent un préjudice aux producteurs forestiers en forêt privée. Le bois issu des forêts publiques deviendra mécaniquement moins cher, ce qui compromettra les conditions de mise en marché du bois provenant de la forêt privée. En abolissant le rôle de référence du Bureau de mise en marché des bois, le ministère élimine le seul outil permettant une lecture objective et transparente des marchés du bois, déplore la Fédération.







