Les élus et les leaders socioéconomiques de la Haute-Gaspésie interpellent d’une seule voix le premier ministre François Legault, la ministre responsable de la Gaspésie, Maïté Blanchette-Vézina, le ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Benoît Charette, et le député de Gaspé, Stéphane Sainte-Croix, réclamant une intervention rapide pour mettre fin aux mesures qu’ils considèrent comme abusives de protection du caribou montagnard, lesquelles sont en voie d’asphyxier l’économie de la MRC de La Haute-Gaspésie, toujours selon eux.
Les élus municipaux de la Haute-Gaspésie, de même que le préfet Guy Bernatchez, des représentants d’entreprises du secteur récréotouristique, des porte-paroles de l’industrie forestière et d’entreprises sylvicoles, ainsi que des gens d’affaires d’horizons variés ont exprimé le ras-le-bol du milieu socioéconomique régional.
Les acteurs régionaux ont ainsi dénoncé hier lors d’une conférence de presse tenue à Sainte-Anne-des-Monts, l’impact qu’ils jugent catastrophique des mesures intérimaires de protection du caribou, en vigueur depuis 2019, et de celles annoncées dans le projet pilote déposé en avril 2024, dont la création d’une nouvelle zone d’habitat en restauration (ZHR) de 5000 km2, l’équivalent de 10 fois la superficie de l’île de Montréal.
Ils déplorent par ailleurs que ce projet pilote, même s’il n’a jamais été officiellement adopté, influence déjà les orientations et les décisions des ministères et organismes gouvernementaux.
Les leaders socioéconomiques font ainsi deux demandes concrètes à Québec à court terme, soit une suspension des mesures intérimaires de protection du caribou et la non-application des mesures contenues dans le projet pilote annoncé en avril 2024, dans la mesure où celui-ci n’a jamais été adopté.
Les élus et les leaders socioéconomiques estiment qu’il est possible de trouver un meilleur équilibre entre la protection des espèces menacées et le développement des communautés.










