L’annonce vendredi de l’entreprise Damabois de la fermeture pour une période indéterminée de son usine de Cap-Chat, mettant par le fait même 18 travailleurs à la rue, est reçue comme une tonne de brique par les élus de la Haute Gaspésie.
Les mesures de protection du caribou en vigueur dans la MRC de La Haute-Gaspésie, lesquelles entraînent une hausse majeure des coûts de l’approvisionnement en bois, et l’absence de soutien compensatoire des gouvernements ont rendu cette fermeture inévitable, a rappelé l’entreprise.
Sur sa page Facebook, le maire de Sainte-Anne-de-Monts, Simon Deschênes, a tenu à exprimer toute sa solidarité aux travailleurs et aux familles touchés par cette nouvelle.
Il se dit perplexe de la réelle volonté du gouvernement de venir en aide. Une nouvelle qui attriste aussi grandement le préfet de la Haute-Gaspésie, Guy Bernatchez.
La MRC avait pourtant avisé Québec, rappelle le préfet.
Il en appelle au premier ministre d’agir.
Le maire de Cap-Chat, Marcel Soucy, visiblement ému et catastrophé au bout du fil par cette nouvelle qui lui a été annoncée par le propriétaire de l’entreprise.
Et son message est, on ne peut plus clair, envers la ministre des forêts et le ministre de l’Environnement.
Il persiste et signe car la pilule ne passe vraiment pas.
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