Pas question que des citoyens de La Martre défraient les coûts des fouilles archéologiques imposées par Québec dans le cadre du projet d’eau potable à venir. Tel est le message sans équivoque que lance sur la place publique le préfet de la Haute-Gaspésie, Guy Bernatchez.
Au micro de l’animateur de Bleu FM, Fred Parent, dans le cadre de la Zone Haute-Gaspésie, le préfet y est allé assez sèchement, abasourdi qu’il était devant une telle décision par le ministère de la Culture, ce qui au final, ferait que les propriétaires dont les terrains feraient l’objet de fouilles archéologiques devront allonger quelque 50 000$. Et la MRC va bouger, assure-t-il.
Un propos qui rejoint en tous points celui de Patrimoine Gaspésie qui, dans une lettre récente adressée au ministère de la Culture, selon laquelle « le village de la Martre se situe sur une terrasse marine où se trouve le « site archéologique le plus ancien dans le nord-est du Canada (environ 10 000 ans d’âge). Or, en plus de prendre en charge les frais d’une partie de ces travaux d’aqueduc, les citoyens et citoyens se voient obligés de payer pour les frais des fouilles archéologiques qui seront effectuées sur leur terrain. Même si la Loi sur le patrimoine culturel (article 68) le prescrit, ne faudrait-il pas mieux modifier la loi, car, si quelqu’un est propriétaire d’un terrain, les artéfacts archéologiques pouvant se trouver dans le sous-sol sont-ils vraiment sa propriété ou n’appartiennent-ils pas, selon leur valeur historique, au patrimoine collectif du Québec? »
Le préfet poursuit son argumentaire sans passer par quatre chemins. Écoutez bien :
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