Québec se dit déterminé à renforcer la sécurité dans les établissements de détention. Pour ce faire, il a été annoncé des modifications aux règles disciplinaires des personnes incarcérées de même qu’un projet-pilote sur les vêtements institutionnels.
Pour favoriser le maintien de l’ordre et assurer la sécurité du personnel et des personnes incarcérées, des modifications au Règlement d’application de la Loi sur le système correctionnel du Québec ont fait l’objet d’une consultation au cours des derniers mois, lit-on dans la documentation. Ces modifications entreront en vigueur le 28 septembre prochain et permettront au personnel de produire des rapports de manquement dans davantage de situations, notamment celles liées aux substances et aux objets prohibés livrés par drone. Les comités de discipline auront quant à eux la latitude nécessaire pour imposer des sanctions plus variées et plus sévères en cas de faute grave, comme l’introduction d’un téléphone cellulaire ou l’endommagement des infrastructures.
Ces sanctions pourraient notamment prendre la forme de travaux d’intérêt collectif, d’une suspension des achats à la cantine ou d’un isolement plus long que la durée actuellement permise.
Vêtements institutionnels
Par ailleurs, les personnes incarcérées portent leurs propres vêtements durant leur incarcération. L’élimination des habits personnels vise notamment à réduire les risques d’introduction d’objets prohibés et le trafic institutionnel. Elle permettra également de faire disparaître les signes d’appartenance à des organisations criminelles susceptibles d’entraîner des actes de violence, en plus de faciliter le processus de fouille et de distinguer les personnes incarcérées du personnel et des visiteurs.
Les personnes incarcérées seront mises à contribution pour la confection et le nettoyage des vêtements prêtés. Un premier projet pilote d’une durée de 12 mois est prévu à l’Établissement de détention de Roberval, lit-on dans la documentation gouvernementale.







