La Table de concertation féministe GÎM a récemment publié son analyse intitulée Pauvreté, violences, logement : un mécanisme qui reproduit et renforce les inégalités de genre, ainsi que différents outils sur ce thème.
Ainsi, les violences faites aux femmes sont profondément liées aux conditions matérielles dans lesquelles elles vivent. La pauvreté, la précarité d’emploi et la crise du logement sont en soi des contextes difficiles, mais ils deviennent des obstacles majeurs pour les femmes qui souhaitent sortir d’une situation de violence.
À l’inverse, et toujours selon l’organisme, vivre des violences entraîne bien souvent des pertes financières, de l’endettement, de l’isolement et une plus grande vulnérabilité économique. Concrètement, 17,9% des gaspésiennes et madeliniennes sont en situation de pauvreté. Parmi ce pourcentage, les femmes monoparentales et les femmes aînées sont surreprésentées. Par ailleurs, lit-on dans le rapport d’analyse, le prix des loyers a bondi dans les 5 dernières années de 59% à Gaspé et de 57% aux Îles tandis que les taux d’inoccupation des logements demeurent sous l’équilibre du marché.
Enfin, le nombre de femmes de notre région est près de 4 fois plus élevé que le nombre d’hommes parmi les victimes d’infraction en contexte conjugal.







