Le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire, Éric Pronovost, salue l’élection de la nouvelle première ministre du Québec, Christine Fréchette, et prend acte de son ouverture à l’écoute tout en l’invitant à faire preuve de prudence quant à certaines solutions envisagées en matière d’éducation.
La Fédération souhaite qu’elle prenne acte que louer des écoles, c’est une fausse bonne idée. Une idée qu’avait avancée Mme Fréchette lors de la course à la direction de la CAQ. La proposition de faire de l’État un locataire d’écoles construites par le privé peut sembler innovante à première vue. Toutefois, une analyse plus approfondie révèle des risques financiers et organisationnels importants, note le syndicat.
Contrairement à la construction publique, où l’État demeure propriétaire de ses infrastructures, le modèle locatif implique des paiements sur plusieurs décennies. Résultat : les contribuables assument non seulement les coûts de construction, mais aussi les profits du promoteur, les intérêts financiers et les frais de gestion. À long terme, la facture peut être nettement plus élevée pour une même école, ajoute Éric Pronovost.
Par ailleurs, le fait de confier les écoles au privé signifie également de céder une part de contrôle sur des éléments essentiels, comme l’entretien, les rénovations et certaines décisions liées aux bâtiments. De plus, les contrats à long terme, souvent de 25 à 30 ans, limitent la capacité du réseau scolaire à s’adapter rapidement aux besoins changeants des élèves et du personnel, indique également le syndicat.







