Lors de l’année scolaire 2024 2025, pas moins de 42 % des enseignantes et enseignants, tant au primaire qu’au secondaire, affirment que certains de leurs élèves ont été promus au niveau supérieur en dépit de leur recommandation de redoublement ou de transfert en classe spécialisée.
Un enjeu pris très au sérieux par la Fédération des syndicats de l’enseignement qui a commandé une étude en ce sens et sondé près de 5 700 enseignants. Le service des nouvelles de Bleu FM présente le premier de deux reportages sur ce sujet.
Il est aussi à noter que 23 % des profs du primaire et 29 % des profs du secondaire ont affirmé avoir subi des pressions, notamment de la part des directions ou des parents, pour faire passer un élève au niveau supérieur, ce qui est non seulement inacceptable, mais contraire à la Loi sur l’instruction publique, selon la Fédération.
D’autres chiffres
Parmi les enseignants ayant subi de la pression, 44 % des profs du primaire affirment qu’on leur a demandé de réduire les exigences d’évaluation. Au secondaire, il a été demandé aux profs ayant subi des pressions de modifier le résultat d’un élève en échec (60 %), ou de lui offrir un travail compensatoire inéquitable (47 %). La loi prévoit pourtant que l’attribution des notes appartient aux enseignants.
Les effets sur les élèves sont notamment le fait de découragement et une baisse d’estime de soi des élèves n’ayant pas les acquis et des comportements perturbateurs. Les effets sur l’enseignement sont notamment le fait de difficulté à gérer les besoins de tous les élèves et l’interruptions fréquentes lors des explications.
Entrevue avec Bleu FM
Si le président de la Fédération, Richard Bergevin, déplore grandement tous ces faits, il n’en demeure pas moins que c’est une responsabilité collective.
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