Une délégation de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux s’est présentée récemment à l’Assemblée nationale pour sensibiliser les parlementaires à une revendication urgente, soit d’accorder 10 jours d’absence rémunérés aux personnes victimes de violence conjugale, protégés par la Loi sur les normes du travail.
En moins de 3 mois, on recense déjà 7 féminicides en 2026, s’inquiète l’organisme précisant que derrière ces chiffres, des femmes tentaient de survivre à de la violence conjugale. « Ce qu’on demande, c’est d’accorder aux victimes le temps nécessaire pour s’en sortir, sans avoir à choisir entre leur sécurité et leur salaire», lance Isabelle Mantha, vice-présidente de l’APTS.
Aux côtés de l’Alberta, le Québec accuse un retard important. Pourtant, cette mesure déjà éprouvée ailleurs au pays peut sauver des vies. Elle enlève l’un des obstacles qui empêchent les victimes de passer à l’action en leur permettant de se mettre en sécurité, de consulter des ressources spécialisées ou de participer à des démarches judiciaires, fait aussi valoir l’APTS.







