Une toute récente étude produite par Santé Québec, obtenue par le service des nouvelles de BLEU FM, sur l’état des infrastructures du réseau de la santé au Québec, démontre qu’en Gaspésie la très grande majorité des établissements est au moins dans un état satisfaisant, alors que seules quatre d’entre eux sont dans un mauvais état et aucun n’affichent la cote E, soit en « très mauvais état », contrairement à d’autres en province comme les ailes Est et Ouest du Centre d’hébergement de Rivière-du-Loup ou encore plusieurs pavillons de l’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel. En voici un résumé.
Ainsi, refusant tout entretien téléphonique, Santé Québec a tout de même fait parvenir par courriel au service des nouvelles de Bleu FM, suivant plusieurs de nos questions, quelques réponses génériques, histoire d’y voir un peu plus clair dans ce lourd document de plus de 30 pages recensant des milliers d’établissements à travers la province.
Réponse de Santé Québec à nos questions :
« Il s’agit d’une évaluation qualitative qui nous permet d’identifier et de prioriser les interventions requises dans le cadre du maintien et de l’amélioration de notre parc immobilier. Cette démarche s’inscrit dans une planification globale et continue des investissements nécessaires pour assurer la sécurité, la fonctionnalité des installations et la qualité des soins offerts à la population. Les travaux requis feront l’objet d’études plus détaillées afin de déterminer la nature précise des interventions, leur séquencement et les enveloppes budgétaires associées. L’Indice d’état gouvernemental (IEG) est un outil de classification du Conseil du Trésor évaluant la condition physique des infrastructures publiques (bâtiments, routes, ponts) sur une échelle de A (« très bon ») à E (« très mauvais ») », nous a-t-on répondu.
Vérification faite dans un document de la Société québécoise des infrastructures datant de 2021 pour d’autres détails, la cote B pour « bon », C pour « satisfaisant » et D « mauvais ».
Les résultats en Gaspésie
Cela étant plus clair, des 56 établissements étudiés en Gaspésie, 22 ont la cote A, comme l’Aile Nord de l’hôpital de Chandler, le CLSC et le SEGA de de Chandler, le CLSC de Caplan et de Rivière-au-Renard, l’urgence de l’hôpital de Gaspé et la Direction de la santé publique.
Cote B
Vingt-deux sont cotés B, comme le bâtiment principal, l’Aile EST et le Quai Ambulance de l’hôpital de Chandler, le Pavillon Cantin de l’Hôpital de Gaspé, le CSLC de Murdochville et le Centre de réadaptation pour les jeunes en difficulté d’adaptation de Gaspé.
Cotes C et D
Huit sont frappés de la cote C, comme plusieurs ailes de l’hôpital de Maria, le Pavillon Hôtel-Dieu de Gaspé, le CHSLD de Cap-Chat de même que la CLSC et l’hôpital de Sainte-Anne-des-Monts. Et quatre sont cotés D, comme le gymnase du Centre de réadaptation pour les jeunes en difficulté d’adaptation de Bonaventure
Réponse du CISSS de la Gaspésie
Maintenant, à nos questions, le CISSS de la Gaspésie a aussi répondu par courriel ainsi :
« L’automne dernier, nous avons procédé à l’analyse de la vétusté physique de toutes les ailes ou parties constituantes des installations dont nous sommes propriétaires (enveloppe extérieure, systèmes mécaniques, réseau électrique, finitions intérieures, plomberie, etc.). L’exercice a été réalisé à l’aide d’outils d’évaluation fournis par le siège social de Santé Québec, qui a ensuite analysé ces grilles et attribué un code de vétusté à chacune des installations, voire même aux différentes sections des installations », lit-on.
Le CISSS poursuit en précisant que « l’analyse pose un regard objectif sur tous les systèmes qui composent un bâtiment, en fonction de critères spécifiques. De ce fait, [le CISSS ]en profite pour rappeler qu’il y a une différence entre la vétusté physique d’une installation et sa vétusté fonctionnelle. Une installation peut être en bon état physique, mais tout de même présenter des lacunes fonctionnelles. »







