Les organisations syndicales représentant les travailleuses des réseaux de la santé, des services sociaux et de l’éducation ont déposé hier devant la Cour supérieure des contestations constitutionnelles visant à faire invalider les dispositions discriminatoires de la Loi 28, Loi visant l’amélioration de certaines lois du travail.
Selon elles, cette loi exclut les travailleuses de ces secteurs du régime général de prévention en santé et sécurité du travail, pourtant prévu pour l’ensemble des milieux de travail, les reléguant à des mesures de prévention inférieures.
En effet, l’APTS, la FAE, la CSN, la FIQ, la CSQ et la FTQ dénoncent d’une même voix une décision qui perpétue un désavantage historique envers les femmes, puisque cette exclusion frappe de plein fouet des secteurs où elles sont largement majoritaires.
« Le gouvernement sait très bien que ce sont les travailleuses de ces secteurs qui subissent les risques les plus élevés en santé et sécurité. Le ministre du Travail reconnaissait et dénonçait lui-même cette discrimination historique en 2021. Et pourtant, quatre ans plus tard, il choisit de les exclure du régime général de prévention. Cette discrimination et cette atteinte directe au droit à l’égalité ne peuvent être tolérées », ont déploré en chœur hier les syndicalistes devant la Cour supérieure.







