lundi, 22/7/2019 | 3:09 EDT
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Pas facile d’être travailleur d’usine de crustacés

Des travailleurs du secteur de la transformation de crustacés ont vidé leur sac hier lors d’une séance d’information syndicale.

Une cinquantaine de travailleurs d’usine de poisson ont assisté à l’OTJ de Sainte-Thérèse-de-Gaspé a une session d’information présentée par trois représentants du syndicat Unifor. Ils ont traité des avantages de se syndiquer et le rapport de force que cela apporte avec l’employeur quand tous sont unis sous un même toit. Comme force de frappe, ils ont distribué la toute dernière convention collective, dont Bleu FM a obtenu copie, signée entre les travailleurs d’une usine au Nouveau-Brunswick représentés par Unifor et l’employeur, histoire de démontrer la différence des conditions de travail des travailleurs Gaspésiens et ceux de leurs voisins canadiens. Le temps et demi payé passé 40 heures de travail, des salaires horaires oscillant entre 13.57$ et 27$, selon les corps de métiers. Bref, de quoi faire sourciller les personnes présentes chez qui ont sentait d’ailleurs une révolte étouffée, une frustration évidente de ne pas être payées à leur juste valeur et une crainte de ne pas parler publiquement par peur de représailles des patrons. Une personne nous a confiés être payée tout juste plus de 13$ l’heure malgré ses 35 ans de service. Une autre nous a confiés travailler jusqu’à 80 heures par semaine payées à temps simple. Les années de dur labeur se lisaient sur leur visage émacié. Gilles Albert, un capitaine-pêcheur, a décidé de prendre son bâton de pèlerin pour convaincre ces gens de l’importance de se syndiquer.

 

Gilles Albert, véritable tribun, a profité de l’occasion pour rappeler aux gens les conditions de travail qui leur sont imposées par le patronat tout en lançant une flèche à la députation régionale de ne pas s’être montrée à cette rencontre.

 

La réaction des usines est à venir.